mercredi 5 avril 2023

LE TOUR DU MONDE DE GRAOULLY: MANGUE SECCO MARS 2023

Mangué Secco 9-10-11 Mars

Après deux jours de route et une nuit passée à la Barra de Sao Miguel, ville étape sur laquelle il n’y a rien de spécial à dire nous arrivons au petit village de Pontal d’où nous devons prendre un bateau pour nous rendre sur la péninsule de Mangué Secco dont on nous a dit tant de bien ! 

Nous longeons le fleuve et observons qu’entre certaines maisons des pancartes proposent des parkings gardés chez l’habitant. Nous rentrons sur le terrain de Luis qui nous accueille avec un grand sourire. 

J’explique à Luis en Portugais que nous ne parlons pas Portugais. Il continue donc à nous parler longuement en portugais mais en parlant plus fort et plus lentement. 

Je me dis qu’il peut-être il a compris que je suis malentendant !? Néanmoins à deux nous comprenons tout de même que le parking est de 45 reals par jour (9 euros) et qu’il possède une lancha (batteau à moteur)  et peut donc nous emmener sur l’autre rive pour 50 reals aller et retour. Si l’on prend les deux prestations il arrondit le tout à 150 réals soit 30 euros ! On se serre la main, je sors ma bourse mais Luis me fait comprendre qu’on payera le dimanche au retour ! Parfait.

Nous prenons nos affaires et parcourons la centaine de mètres qui nous sépare de l’embarcadère vétuste depuis lequel nous embarquons sur le bateau. 





Le fleuve doit faire un bon kilomètre de large et nous atteignons assez rapidement l’autre rive, mais comme nous sommes décalés en distance nous longeons la rive un bon moment. Cette rive est une plage étroite bordée de cocotiers très agréable à suivre la marée est haute. 



Nous accostons à un ponton non moins vétuste que celui du départ qui donne accès au petit village de Mangué Secco. Immédiatement on apprécie l’ambiance très calme du village, ses rues boisées de manguiers, d’arbres à pain et de na-cajazeira qui donnent de petits fruits jaunes délicieux que les enfants ramassent en partant à l’école.





Que du sable ici, pas de rue goudronnées, les habitants se sont battus pour ne pas accepter cette forme de modernisme qui aurait accéléré son développement et fait grimper les prix de l’immobilier. Tout est resté dans dans ce qui semble d’un autre temps. 







Luis porte notre sac jusqu’à notre pousada (Auberge) c’est une belle petite maison traditionnelle. 





Nous entrons un monsieur est là qui semble nous attendre, nous lui demandons s’il parle anglais et oui ! Tulio parle anglais et est très prolixe. C’est un personnage !!! 

Il a également un appartement à Sao Polo et un studio dans le marais à Paris ! Il nous conte mille et une choses sur sa maison, sa femme, le village, les dunes, la cuisine… il est adorable et adore son pays ! Sa pousada ne comprend que deux chambres et nous lui expliquons que la seconde réservation est celle de nos amis Isabelle et Bruno qui arriveront dans quelques heures. 



Nous nous installons et décidons d’aller faire une petit tour dans les dunes pour une première approche du secteur. Ce premier contact est merveilleux ! Tout est d’une beauté incroyable et la lumière de cette fin d’après-midi ajoute une touche d’or au tableau. 













Nos deux amis Bruno et Isabelle sont à l’auberge à notre retour et nous dinons en leur compagnie sur la petite terrasse qui donne sur la rue principale du village. Nous mangeons très bien avec un service très sympathique de Tulio. 







La nuit sera hachée comme presque toujours, car nous sommes réveillés soit par la chaleur soit par la fraicheur due au climatiseur, soit par le bruit du ventilateur, c’est au choix !!! Mais qu’importe nous n’allons pas au boulot le lendemain, no stress !

Le matin Tulio nous sert un petit déjeuner à 8h10 précises ! Pourquoi 8h10 ? Mystère, nous n’en saurons pas plus…mais ça cadre bien avec le personnage !

Quoiqu’il en soit le petit déjeuner est tout simplement incroyable dans sa variété comme dans sa qualité ! Aucun de nous n’avait jamais vécu ça. De plus le service de Tulio et ses commentaires pour chaque mets servi est exceptionnel. Et quand on croit que c’est fini Tulio nous propose encore des oeufs au plat avec des crêpes de tapioca au fromage ! Le tout arrosé de jus de mangues et de maracuja (fruits de la passion) faits maison évidemment et avec les fruits du jardin. 







Nous partons ensuite pour une longue ballade dans les dunes puis au bord de l’océan. Tous les paysages sont vraiment d’une grande beauté. Surtout ce qui est incroyable c’est cette solitude ! Nous ne voyons personne pendant près de deux heures avant de croiser finalement un seul autochtone qui transporte quelques noix de coco ! Durant les deux heures suivantes ce sera la même chose si ce n’est deux chevaux seuls marchant les pattes dans les vagues au bord de l’océan. 









Le ciel et l’océan se mélangent dans un camaïeu de bleus hypnotiques et comme lorsque j’étais enfant, je reste un long moment à observer les nuages de ce ciel d’alizés défiler comme des chevaux lancés dans une course folle ! Je crois que cet endroit est rêvé pour une retraite de méditation. Calme, beauté, bonne nourriture, des gens adorables dans un village hors du temps ! 



Je pense à cet instant mon pote Jean-François Patricolas pour qui ce serait un endroit inspirant et si calme pour venir écrire un livre ! 



Le lendemain nous allons de nouveau nous promener au bord de l’Océan mais dans l’autre direction et malheureusement à quelques kilomètres deux petites guinguettes où viennent se restaurer des gens venus en buggy casse la magie de la veille. Même si les installations sont très modestes et bien intégrées on sent un vent de civilisation qui déprécie le site. Mais il faut bien que les gens vivent, en espérant que cela reste modeste.







Pour notre dernière soirée nous faisons un petit tour dans le village et nous assistons à un conseil municipal qui a lieu en plein air sous un énorme manguier de la place de l’église. Chacun a apporté sa chaise et est installé à l’ombre  devant ce que nous pensons être le maire ! 

En rentrant de dîner de la pousada de nos copains, près du même manguier un écran à été dressé et la projection en plein air d’un film a attiré quelques habitants. Belle ambiance rendue tropicale par les stridulation des insectes nocturnes. 

Le lendemain matin hélas nous devons repartir de ce petit paradis. J’envoie par WhatsApp un message à Luis pour savoir s’il peut venir nous chercher avec sa lancha vers 10H. Il me confirme qu’il sera bien là et pourra prendre également nos amis à bord. 

Nous faisons nos adieux à Tulio qui est très affecté et nous invite à le contacter si nous sommes à Paris au mois de mai car il y sera et serait content de nous y retrouver pour un repas ! 


Tulio, notre hôte, une personne d'une très grande sensibilité.


Le fleuve est vite traversé et mis à part un contre-temps pour aider nos amis à retrouver leur voiture car ils ne savent plus où elle est garée… nous quittons cette péninsule de Mangué Secco qui a été un très gros coup de coeur pour nous ! 



Extraits carnet de voyage de Marie




LE TOUR DU MONDE DE GRAOULLY: OLINDA MARS 2023

6 et 7 Mars 2023 OLINDA.

Nous quittons la marina et sommes dans le bain immédiatement de ce que seront nos conditions de circulation ces prochaines semaines ! Trafic intense dans les villes, convois de camions grandes longueur (30 mètres) en campagne, routes défoncées ! 




Dans les villes nous sommes impressionnés par les lignes électriques ! La densité est extrême et moi qui me plains du câble qui passe devant notre terrasse à Metz ! 

On voit de temps en temps des électriciens à l'oeuvre pour un branchement ! A voir leur tête ça semble relever du cauchemar...






Pour cette première étape nous avons décidé dès le départ de faire court, un peu moins de 200 km que nous parcourons en trois heures. 

Une fois que nous avons compris le fonctionnement des conducteurs Brésiliens ça va un peu mieux. Le principe est que la voie de droite est en général en très mauvais état en conséquence la voie de gauche devient la voie principale et on double à droite !!!  Il y a énormément de radars pour les limites de vitesse ainsi que nombreux gendarmes couchés !! Même sur la voie rapide où subitement, alors que la vitesse est limitée à 110 km/h, tout le monde freine à fond pour passer ces obstacles très hauts ! Ils sont en général visibles de loin car sur les 20 mètres qui précèdent, la route est recouverte de gomme des pneus qui ont freiné  trop tard ! Une autre particularité est la vitesse des camions qui affichent une limite de 80 km/h sur un macaron à l’arrière mais qui vous dépassent facilement dans les descentes à 120 km/h  avec deux remorques chargées et 30 mètres de long !! Frissons garantis !



Le long des routes au droit de chaque gendarme couché sont installés un tas de petites boutiques de fruits et légumes à très bas prix. C'est plein de couleurs et de vie ! 






Quoiqu’il en soit nous atteignons la vieille ville d’Olinda sans problème et entrons dans la vaste propriété de notre hôtel des 7 collines. Celui-ci est super bien situé au coeur de la vieille cité dans un grand jardin tropical avec en plus une belle piscine ! 



D’ailleurs à peine installés dans notre chambre nous nous changeons et allons nous allonger dans deux transats au bord de l’eau à l’ombre des cocotiers ! L’eau est très bonne et rafraichissante ! Il faut dire qu’il fait plus de 30 degrés à l’ombre et c’est dans l’eau que nous nous trouvons le mieux ! 










Le soir nous mangeons à l’hôtel gardant la visite de la ville pour le lendemain, d’autant qu’il est fortement déconseillé de sortir la nuit pour cause d’insécurité ! Ce problème d’insécurité sera récurent partout dans les grandes villes que nous croiserons ! Même la conduite est fortement déconseillé et on nous préconise, si d’aventure nous roulons la nuit, de ne jamais
  s’arrêter aux feux rouges ou aux stops !! Pas très engageant ! Il faut bien reconnaitre que tous ces conseils sont anxiogènes et créent une tension dont on se passerait bien en voyage touristique ! 




Le lendemain nous arpentons les rues de la ville et nous devons dire que nous sommes un peu déçus car la ville est en mauvais état. Il n’y a pas d’entretien et les maisons pourtant très belles sont laissées à l’abandon. Les églises nombreuses ne sont pas visibles car en trop mauvais état pour être accessibles au public ! Les musées sont en cours de rénovation … 





En arrière plan les grattes-ciel  de la ville de Récife




Notre plus belle découverte sera finalement le monastère Sao Francisco, beau bâtiment du seizième siècle avec un très beau cloître. Il est toujours utilisé et nous croisons d’ailleurs quelques moines dans les couloirs. Le cloitre est décoré sur ses murs de belles fresques d’Azulejos fabriquées au Portugal et installées vers 1565.






Une colonie de chauve souris niche sur un plafond classé du XVI siècle ! 

Nous ne trouvons aucun restaurant dans la vieille ville et rentrons finalement manger à l’hôtel puis nous repartons visiter la partie sud de la vieille ville sans coup de coeur particulier même si l’ensemble des maisons de toutes les couleurs a beaucoup de charme, nous finirons la journée au bord de la piscine à observer les oiseaux nombreux et inconnus pour nous ! Un régal ! 

 






















Extrait du carnet de voyage Marie